Ron s'approcha d'Harry et posa une main amicale sur son épaule.
- Ça fait trois mois que vous ne vous êtes plus vu, reprit Ron avec calme. Il serait peut être temps de...discuté.
- Discuté de quoi ? coupa Harry. Ron, elle m'a trompé avec Malefoy ! Mon pire ennemi... Je....
Harry baissa tristement la tête.
- En plus de la douleur que j'ai ressentis ce soir là, j'ai imaginé Malefoy poser ces mains sur elle...l'embrasser... En réalité, je me l'imagine sans arrêt. Je revois son regard triomphant et Hermione en larmes.
Ron haussa les épaules.
- Au moins, tu lui as péter le nez.
Harry esquissa un sourire.
- Oui, mais je pense que si je n'aurais pas été temps sous le choc, je lui aurais brisé chacun de ces muscles.
- Ça peut encore se faire, souris Ron. Je peux engager un certain George pour ça. D'ailleurs je peux engager toute ma famille si tu veux. C'est ça l'avantage d'être beaucoup.
- Sans doute, acquiesça Harry sans enthousiasme.
Ron fit quelque pas dans la chambre et ramassa le paquet de chips avec un air dégouter.
- Chips aux crapauds, tu te rappelle avoir mangé ça, toi ?
- Peut être avoua, Harry, je mange tout en n'importe quoi pour le moment.
- Et tu reste toujours aussi maigre, se moqua Ron. Les kilos glissent sur toi, ce n'est pas croyable. Je comprends pourquoi ma mère te nourrit autant.
Il est vrai que le jeune homme n'avait pas prit un gramme. Ron par contre, avait prit du muscles et semblait devenir plus grand de jour en jour. Harry se demandait même si un jour, il n'allait pas toucher le plafond...
- Au faite, commença Harry, si lavande accepte ta proposition, je pense que je rentrerai chez moi.
Ron haussa les sourcils.
- J'en doute, commença Ron. Tu vois sincèrement ma mère te laisser rentrez chez toi, seul de surcroit, avec la peine que tu dégage ?
- Je ne veux pas vous...
- Embêter ? coupa Ron. Tu sais bien que tu fais parti de la famille. Tu es comme un fils pour mes parents, comme un frère pour moi et mes autres frères, alors ne t'en fais donc pas. Tu as déjà assez de soucis comme ça.
- Ron, ça fais déjà trois mois que...
- Tu peux vivre ici jusqu'à devenir un vieux sorcier, tu le sais très bien.
Harry eu un sourire en coin.
- Merci Ron.
- Il n'y a pas de quoi. Et puis, il me faut bien quelqu'un pour me motiver pour ce soir. J'ai peur de ne pas savoir quoi dire...quoi faire où...
Ron marqua un silence.
- Et puis surtout, tu pense que cette bague plaira à Lavande ?
En or blanc, et avec une pierre d'opale Harry en fut convaincu.
- Tu as bon goût quand même, assura Harry.
- Quand même, oui, répéta Ron avec un sourire. J'ai au moins cette qualité.
Harry et Ron échangèrent un sourire et on entendit un petit bruit.
- Voila Dénoz, prévint Ron.
Effectivement, un hibou blanc et noir attendait patiemment à la fenêtre. Après Hedwige, Harry avait eu un coup de c½ur pour ce superbe oiseau.
- C'est tôt pour le courrier, non ? s'interrogea Harry.
Ron haussa les épaules.
- A croire que plus personne ne connais le sens du mot « dormir ».
Harry ouvrit la fenêtre et détacha le message, accroché à la patte de Dénoz. Il reconnu alors immédiatement le symbole en forme de vif d'or, tendis que Dénoz entra dans sa cage.
- C'est le travail, assura t'il.
Ron eu un large sourire.
- Le quidditch, un travail ? Depuis quand ?
- Depuis que j'y passe le trois quart de mes journées, répondit Harry.
Oui, après la défaite de Voldemort, Harry avait voulu fuir les combats et par la même occasion ces études d'Aurors. Il était temps de passé à autre chose, selon lui.
Trop de combat, trop de pertes, trop de blessure...Harry laissait à présent ça aux autres, jugeant qu'il avait assez « participé » sans le vouloir. Ron quand à lui travaillait désormais avec George à la boutique de farce et attrape.
- C'est ça l'avantage d'avoir un frère comme patron, reprit Ron avec un sourire. Et l'avantage, c'est qu'il ferme le magasin un mois, pendant l'été. Je peux ainsi...
- Faire la grasse matinée, coupa Harry, j'avais compris.
Ron ne put s'empêcher de rire, et Harry lu enfin la lettre :
« Monsieur Potter, une fête sera donné avant le match d'ouverture de cette nouvelle saison de Quidditch. Etant capitaine et attrapeur de l'équipe des canons de Chudley, vôtre présence et plus que souhaitable.
Cette petite soirée aura lieu le 10 juillet à 20 h dans la grande salle a coté du terrain.
Bien à vous.
Ragmar Dorkins, votre entraineur préférer. »
- Entraineur préférer ? répéta Ron en haussant les sourcils.
- Il est assez sympathique dans l'ensemble, assura Harry.
Harry chiffonna le papier et passa négligemment une main dans ces cheveux.
- Moi qui déteste les petites soirées, soupira Harry. Je ne sais jamais comment m'habillé.
- Bah, un pantalon noir et une chemise blanche feront l'affaire, je pense.
- Je vais ressembler à un pingouin...
- N'oublie pas qui tu es, coupa Ron. Je pense que tu pourrais encore porter un déguisement de grenouille, tout le monde t'aimerais.
Harry leva les yeux au ciel.
- J'aurais l'air fin...
Ron étouffa un rire et une voix résonna à travers la pièce :
- Ron, Harry, je peux entrer ?
- Oui, Ginny.
Au mot de Ron, Ginny entra dans la chambre, une farde à la main. Ron remarqua immédiatement, à son expression, que quelque chose n'allait pas.
- Bonjour vous deux, s'exclama t'elle. Bien dormis ?
- Ni pire, ni meilleur que d'habitude, répondit Harry avec un début de sourire.
- Tu es déjà debout ? questionna Ron avec étonnement.
- Contrairement à toi, Ron, je ne suis pas en vacances. Je travaille lundi.
Ron eu une grimace.
- Oui mais on est samedi, là !
- Je prends de l'avance pour mes articles, voilà tout.
- De l'avance, répéta Ron, on dirait Hermi...
Ron marqua un silence, devant la mine triste d'Harry. Ginny travaillait à la gazette du sorcier depuis quelques mois. Elle n'avait pas encore droit aux articles de première page, mais elle écrivait sur les événements marquant du jour où de la semaine.
- Enfin bref, reprit Ron pour changé de conversation. Tu dois écrire sur quoi, petite s½ur ?
- C'est de ça que je veux te parler, Ron.
- C'est si grave ? questionna Ron. C'est pour ça que tu fais une tête pareille ?
Ginny ne répondis pas et Harry se sentit de trop.
- Je vais vous laissé, je commence à avoir faim.
- Merci Harry, remercia Ginny.
- Y a de pas de quoi, assura Harry. J'ai vraiment faim, en plus.
- Tu deviens comme moi, reprit Ron. Maintenant que tu me parle de nourriture...
- Ton estomac attendra, coupa Ginny.
- Tu n'es pas drôle, se lamenta Ron. Lavande aime mon humour , elle.
- C'est ta copine, répliqua Ginny, c'est normal.
- Hein ? Tu insinue que...
- Je n'insinue rien, Ron.
- Bon, à toute à l'heure, intervins Harry. Si vous, vous battez soyez gentils, ne cassez pas mes affaires...
Et sans un mot de plus, Harry sortis de la chambre.
- Bon, on terminera ça plus tard, suggéra Ron. Tu voulais me parler de quoi ?
- Ron, je ne sais pas ce que je dois faire, soupira Ginny.
Ginny ouvrit sa farde et tendit une photo à Ron. On pouvait voir sur celle-ci un couple en train de s'embrasser et de rire aux éclats.
- Ouille, s'exclama Ron. Tu dois faire un article sur...
- Sur le mariage d'Hermione et Malefoy, coupa Ginny.
Ron porta une main à son front.
- Le mariage, répéta Ron. Je...Je n'y crois pas.
- Si, assura Ginny. C'est pour courant de l'année prochaine. Si Harry apprend ça, il...
- Il va devenir fou, s'attrista Ron.
- Oui, et qu'est ce que tu pense du faite que je dois mettre en valeur leurs couple en écrivant un joli article ? Harry va m'en vouloir.
Ron se leva et fit quelques pas dans la pièce.
- Tu n'y peux rien, Ginny.
- Peut être, mais...Je l'entends le soir, tu sais.
- Je l'entends aussi.
Ron marqua un silence.
- Il pleure.
Ginny porta son regard sur la photo.
- Comment peux t'elle aimé ce type ? Je veux dire pourquoi quitter Harry....pour lui ?
Ron haussa les épaules, et regarda Hermione embrasser Drago.
- Va savoir. De la folie, sans doute.
- Il n'y à pas d'autre explications, affirma Ginny. Mon ex meilleure amie doit être folle.
- Ex ? répéta Ron.
- Bien sûr ! s'exclama Ginny. Après ce qu'elle a fait.
- Mais j'ai une question, continua Ron. Pourquoi cet idiot de Malefoy annonce t'il déjà son mariage alors que c'est prévu pour l'année prochaine ?
- Parce que c'est un Malefoy, répondit Ginny. Toute sa famille est tordue.
Ron ne put qu'acquiescer.
- Qu'est ce qu'on fait, Ron ?
Ron sembla réfléchir un instant.
- Je suppose qu'on lui dit, répondit t'il avec tristesse.
- Mais...
- Ginny, l'apprendre de ta bouche lui ferras aussi mal, que de le lire dans le journal. Lui cacher serais la pire des choses.
Ron marqua un silence.
- Même si ça va lui brisé le c½ur.
- Une nouvelle fois, continua Ginny.
Ron et Ginny échangèrent un regard.
- Par contre, averti Ron, cache la photo.
Ginny acquiesça d'un signe de tête. Puis, après un court instant, Ron et Ginny se décidèrent à rejoindre Harry.